- Paraît chaque dimanche à 8 heures tapantes, méridien de Paris -

dimanche 8 juillet 2018

"Et moi je suis Sancho - Sancho, Sancho, son valet, son fils, son frère" - L'homme de la Mancha, Jacques Brel






“Fue luego a ver su rocín, y aunque tenía más cuartos que un real y más tachas que el caballo de Gonela, que tantum pellis et ossa fuit, le pareció que ni l Bucéfalo de Alejandro, ni Babieca el del Cid con él se igualaban. Cuatro días se le pasaron en imaginar qué nombre le pondría, porque —según se decía él a sí mesmo— no era razón que caballo de caballero tan famoso, y tan bueno él por sí, estuviese sin nombre conocido; y ansí, procuraba acomodársele de manera que declarase quién había sido antes que fuese de caballero andante y lo que era entonces, pues estaba muy puesto en razón que mudando su señor estado mudase él también el nombre, y le cobrase famoso y de estruendo, como convenía a la nueva orden y al nuevo ejercicio que ya profesaba. Y así, después de muchos nombres que formó, borró y quitó, añadió, deshizo y tornó a hacer en su memoria e imaginación, al fin le vino a llamar Rocinante, nombre, a su parecer, alto, sonoro y significativo de lo que había sido cuando fue rocín, antes de lo que ahora era: que era antes y primero de todos los rocines del mundo.”

“Cela fait, il alla visiter sa monture ; et quoique l’animal eût plus de tares que de membres, et plus triste apparence que le cheval de Gonéla, qui tantum pellis et ossa fuit, il lui sembla que ni le Bucéphale d’Alexandre, ni le Babiéca du Cid, ne lui étaient comparables.  Quatre jours se passèrent à ruminer dans sa tête quel nom il lui donnerait : « Car, se disait-il, il n’est pas juste que cheval d’aussi fameux chevalier, et si bon par lui-même, reste sans nom connu. » Aussi essayait-il de lui en accommoder un qui désignât ce qu’il avait été avant d’entrer dans la chevalerie errante, et ce qu’il était alors. La raison voulait d’ailleurs que son maître changeant d’état, il changeât aussi de nom, et qu’il en prît un pompeux et éclatant, tel que l’exigeaient le nouvel ordre et la nouvelle profession qu’il embrassait. Ainsi, après une quantité de noms qu’il composa, effaça, rogna, augmenta, défit et refit dans sa mémoire et son imagination, à la fin il vint à l’appeler Rossinante, nom, à son idée, majestueux et sonore, qui signifiait ce qu’il avait été et ce qu’il était devenu, la première de toutes les rosses du monde.”


Miguel de Cervantes Saavedra


 El ingenioso Hidalgo Don Quijote de la Mancha,

Primera parte, 1605



L’ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche,

Tome I

Traduction de Louis Viardot









Bonjour à toutes et tous !



Je ne vous félicite pas.
La semaine dernière, j'avais repris en exergue un extrait de Persuasion, de Jane Austen, et personne - je dis bien PERSONNE - n'a relevé que rien dans l'article ne faisait référence à cet extrait.



- Ouais mais ça va, hein, n'en fais pas trop. Dans le feu de l'action, tu avais oublié toi-même pourquoi tu avais mentionné cet extrait, et surtout que tu devais y faire référence dans l'article.

- Euh... admettons. Peut-être. Si ça peut vous faire plaisir.
Mais ce n'est pas une raison.


Bon, grand prince, je vous le donne, le pourquoi de cet extrait:

La présence du mot... intercourse.
“They had no conversation together, no intercourse but what the commonest civility required.(...) 
Ce vieux mot anglais s'emploie surtout, à présent, pour évoquer les rapports
Les rapports sexuels, évidemment.





La prude Jane Austen n'aurait jamais pu imaginer le sens que l'on prêterait un jour à ce joli intercourse.



À son époque, intercourse désignait les relations, la communication sociale entre individus, sens qui s'était généralisé à partir du sens original, plus restreint, de l'échange commercial.


Bien évidemment, le -course de l'anglais inter-course provient de notre racine indo-européenne 

*kers-“courir”,



Par quel chemin ?



Mais par le français, pardi !

(oui, comm' d'hab')

Nous l'avons déjà observé: l'anglais conserve plus volontiers les anciens mots que le français... C'est comme ça.

Voilà d'ailleurs, à côté du fait qu'il soit si perméable aux mots étrangers, une autre raison pour laquelle le vocabulaire anglais est si riche. Nettement plus riche que le français.

Oui oui, ça aussi, c'est comme ça. Si ça vous étonne, c'est que vous confondez langue anglaise et globish, cet erzatz dont même les Britanniques ont à se plaindre, car n'étant pas à proprement parlé de l'anglais

Cette sous-langue a au moins un avantage: elle permet à tout un chacun de s'exprimer dans une langue basique, élémentaire, et d'être compris par pratiquement tout le reste du monde (sauf par les Britanniques, et c'est véridique). C'est la langueparlée par bon nombre de parlementaires européens, par exemple. Prenez-la comme une sorte d'esperanto

Mais rien de plus.

Avant donc de critiquer l'influence de l'anglais sur notre belle langue, demandez-vous s'il s'agit bien d'anglais.

Un autre avantage du globish? Faire croire à beaucoup de Français qu'ils parlent anglais. Oui, j'ai pu le constater souvent. 
Même si certains Français s'expriment admirablement bien en anglais. 
Mais oui, il n'y a pas que des Manu Macron, en France, enfin !



Je pense notamment à Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international. Son accent et la qualité de son anglais sont vraiment excellents, du moins pour une locutrice française. 



Bon, d'accord, je préfèrerais qu'elle se taise. 
Je ne partage pas vraiment ni ses choix politiques, ni sa vision sociale.
“Socialedevrais-je dire, en italique et entre guillemets.

Mais il y a aussi Eva Green ! 


Son anglais est impressionnant


Mais donc !

L'anglais intercourse provient, par l'anglo-normand, de l'ancien français entrecors“échange, commerce” (entrecours au XIIème), de “entrecorre”, littéralement “courir entre”.

Vous pouvez d'ailleurs rapprocher sémantiquement ce vieux entrecors de notre toujours actuel intervention

Le verbe intercorre nous arrivait du latin intercurrĕreintervenir, servir de médiateur”, dont le participe passé substantivé intercursus, “course entre, intervention” prendrait le sens, en latin tardif, d'intercommunication. 


racine indo-européenne *kers-“courir
forme verbale au degré zéro *krs-e/o-,“courir”
proto-italique *korse/o“courir

latin currō, currere, “se mouvoir rapidement à toutes jambes” 
composé intercurrĕreintervenir, servir de médiateur
participe passé substantivé intercursus, “course entre, intervention
évolution du sens en bas latin: intercommunication
ancien français entrecorre, d'où entrecors, puis entrecours
emprunt via l'anglo-normand
anglais intercourseéchange commercial,
puis relations, communication sociale entre individus



Mais passons à présent aux dérivés germaniques (j'entends par là les dérivés naturels“verticaux”, issus d'un étymon germanique, lui-même issu de l'indo-européen, et non pas importés, empruntés (horizontalement) à partir d'autres langues... 
(Je parlais de ces notions ici: j'ai emprunté un livre d'André Breton. Que je lis au jardin. Excellente médecine !)


Vous vous rappelez à quel point j'ai insisté sur ce lien étroit entre notre jolie *kers-“courir” et le cheval au galop, hein? ...


Sur cette forme suffixée du timbre zéro (sans donc la voyelle-pivot) de *kers-,*krs-e/o-, proprement “courir”, que nous venons de revoir quelques lignes plus haut
(relisez aussi, tant qu'à faire, Rien ne sert de courir, sauf quand on n'est pas parti à point, bien sûr),
s'est créé le verbe proto-germanique ... *hurzōn-, “se précipiter, foncer...

En sont issus, par exemple, 
  • le féroïen hurra“partir dans un grondement, vrombir...”, ou
  • le norvégien hurre, “tourbilloner, gronder”, ou même, par
  • le moyen haut-allemand hurren“se précipiter”, 
  • l'anglais to hurry, “se dépêcher, se presser...





Ah oui ! je dois vous le préciser, je me base ici sur les travaux de Mallory & Adams d'une part,











(The Oxford Introduction to Proto-Indo-European and the Proto-Indo-European World)









et de ceux de Michiel De Vaan d'autre part








(Etymological Dictionary of Latin and the other Italic Languages - Leiden Indo-European Etymological Dictionary Series).







Je préfère vous le dire, car le lien de parenté entre le germanique *hurzōn- et notre *kers-“courir est parfois contesté.


Ainsi donc, l'anglais hurry serait un superbe cognat du latin currō, currere...
Vous auriez fait le lien, vous, mmmh ?



racine indo-européenne *kers-“courir
forme verbale au degré zéro *krs-e/o-,“courir”
proto-germanique *hurzōn-, “se précipiter, foncer
norvégien hurre, tourbilloner, gronder”, anglais hurry “se dépêcher, se presser” ...



Mais ce n'est pas fini...


Car il est très possible

(je ne vais pas l'affirmer)
que l'anglais rush, “se précipiter, foncer...”, dérive lui aussi de notre *kers-“courir”,
par une autre forme suffixée au degré zéro, *kr̥s-kó-s
qui donnera cette fois l'adjectif proto-germanique *hurskaz, “rapide, vif”, qui, 
via le verbe proto- germanique *hurskijaną, “faire sursauter, alarmer, conduire...,
serait passé dans le vieil anglais hryscan, hrȳscan, “tressauter, faire sursauter”, pour donner le moyen anglais uschen, russchen, “se précipiter, faire sursauter...”.



Si c'est le cas, alors l'anglais rush serait un cognat du vieil haut-allemand hurscan“se dépêcher, accélérer”, et même du vieil anglais horsc, “vif, vif d'esprit, intelligent”.




racine indo-européenne *kers-“courir
forme suffixée au degré zéro *kr̥s-kó-s
proto-germanique *hurskaz, “rapide, vif”

verbe proto- germanique *hurskijaną, “faire sursauter, alarmer, conduire...”
vieil anglais hryscan, hrȳscan, “tressauter, faire sursauter”
moyen anglais uschen, russchen, “se précipiter, faire sursauter...”
anglais rush“se précipiter, foncer...



Fernand Ucon, que l'on ne présente plus







- OK, ouais, j'veux bien, mais quel le rapport avec le cheval au galop? Tu nous racontes encore n'importe quoi, hein !!










- Monsieur Ucon, vous allez bien ?

Nous y arrivons...



Car on fait dériver du verbe germanique hurzōn-, “se précipiter, foncer...le germanique ...
*hursa-, “cheval”.



*hursa- nous a donné notamment...

  • le - YESSS YESSS YESSS - vieux norois [aaaaah] hross, d'où 
  • le féroïen ross,
  • le vieux frison hors,
  • le néerlandais ros, 
  • le vieux haut-allemand ros, hros, d'où
  • le moyen haut-allemand ross, d'où
  • l'allemand Ross, ou encore
  • le vieil anglais hors, d'où
  • l'anglais... horse, “cheval.


TOUS désignant toujours ... le cheval.



racine indo-européenne *kers-“courir
forme verbale au degré zéro *krs-e/o-,“courir”
proto-germanique *hurzōn-, “se précipiter, foncer

proto-germanique *hursa-, “cheval”


vieil anglais hors,“cheval
anglais horse, “cheval






- Ouais ouaais, Mossieur a réponse à tout, hein, à c'que j'vois ! Mais bon, on s'en tape, hein, de ton germanique. Nous, on parle FRANÇAIS !




- Certes, c'est du germanique... Mais n'oublions pas que les langues évoluent aussi horizontalement, par emprunts - parfois successifs - d'une langue à l'autre...



- Aaah, je vois où Mossieur veut en venir... À hussard, hein, emprunté de l'allemand !

- Euh... Comment dire? Non.
Mais puisque vous insistez...

source: http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/hussard/59034



L'étymologie de hussard est très (très) discutée, et je ne pense absolument pas que hussard vienne de notre *kers-“courir”...



Et en tout cas,

- c'est un conseil amical -
n'osez même pas établir un rapprochement direct entre hussard et le germanique *hursa-, “cheval”. 



N'y pensez même pas.
(Je ne parle pas pour vous, Monsieur Ucon: vous, vous pouvez tout vous permettre !) 
- Ah ouais, je m'disais bien !


Ce que l'on sait, c'est que le mot hussard (ou plutôt housard, houssari, tel qu'on l'écrivait en 1532) est emprunté à l'allemand Hussar, Husser, et qu'il désignait en allemand un “cavalier de l'armée hongroise”.



Et pourquoi les Allemands utilisaient-ils ce curieux nom? Parce que, tout simplement, en hongrois, un cavalier de l'armée hongroise se disait huszár.


Donc, l'allemand Hussar, Husser n'est qu'un emprunt (horizontal) au hongrois...
- langue qui, soit dit en passant, n'est pas trop d'origine indo-européenne; je dis ça j'dis rien... -
...huszár.
Jusque là, tout le monde est d'accord.
Mais voilà .... !!!


Je retrouve au moins trois (3, TROIS) étymologies au hongrois huszár.

(Et je me suis servi, mais non exclusivement, pour ce qui suit, de L'Emprunt linguistique, cet ouvrage de l'excellent Louis Deroy, publié en 1956 aux Presses universitaires de Liège.)

Pour les uns, le hongrois huszár procéderait, d'une façon ou d'une autre, du nom du brigand, du pirate, en slave méridional.


Oui, car on retrouve, avec cette définition, 

  • le vieux-slave kourǔsarî, χourǔsarǐ, gousarǐ, xousarǐ,
  • le bulgare korserǐ,
  • le serbe gusar, gusa, usar, et 
  • le croate kursar, gusar, gusa.

Certains vont même jusqu'à préciser que c'est par le serbo-croate gusar, “brigand, bandit de grand chemin”, que le mot est passé au hongrois.

Admettons.


Mais d'où qu'i'vient, le slave méridional pour brigand, pirate, hein??


Deux options !


La première: du bas grec Κουρσάροι, Koursaroicorsaires, vaisseaux corsaires”,
(ou alors du grec byzantin, de même sens, χωσάριος, khōsários, χονσάριος, khonsários),
l'un comme l'autre empruntés à l’italien ancien corsaro que nous-mêmes emprunterons pour en faire - je ne vous l'apprends pas - corsaire.
(Et si je vous l'apprends, alors lisez immédiatement Il court, il court, le furet) 
Et là, oui, on tient un lien - mais oh combien tarabiscoté !! - avec *kers-“courir”.


Un truc de malade, oui !



racine indo-européenne *kers-“courir
forme verbale au degré zéro *krs-e/o-,“courir”
proto-italique *korse/o“courir

latin currō, currere, “se mouvoir rapidement à toutes jambes
nom d'action latin cursus “action de courir
bas latin cursarius
italien corsaro, “corsaire
emprunt
bac grec Κουρσάροι, Koursaroicorsaires, vaisseaux corsaires” / grec byzantin χωσάριος, khōsários, χονσάριος, khonsários

étymon slave méridional pour “brigand, pirate”, dont le serbo-croate gusar, “brigand, bandit de grand chemin”
emprunt
hongrois huszár, bandit de grand chemin
glissement de sens
cavalier de l'armée hongroise
emprunt
allemand Hussar, Husser, “cavalier de l'armée hongroise

emprunt

français housard, houssari, puis hussard


(On ne vient de voir qu'une option quant à l'origine du slave méridional pour brigand, pirate, la première...)



La seconde: l'étymon descend des grecs byzantins χωσά, khodá, embuscade” et χωσάριος, khodários, “éclaireur.


Là, plus aucun lien avec notre chère *kers-“courir”.


Bon, voilà déjà deux pistes de réflexions...


Mais il y a encore une autre possibilité. 


Car - relisez, relisez ! - nous sommes partis du postulat que le hongrois huszár provenait du nom du brigand, du pirate, en slave méridional.

Eh eh... 

La dernière version que je vous présente - qui tient vachement bien la route -, c'est que le hongrois huszár ne provient PAS du nom du brigand, du pirate, en slave méridional.


Non, le hongrois huszár proviendrait tout simplement du ... hongrois ... húsz“vingt”.


Oui, car le gouvernement hongrois, au moment de l'invasion turque en Hongrie, en 1458,  ordonna la levée d'un homme sur vingt pour former une cavalerie légère !

Et là, oubliez tout rapprochement, aussi ténu soit-il, avec notre jolie - et indo-européenne, qui plus est - *kers-“courir”.


hongrois húsz“vingt
hongrois huszár, un homme sur vingt dans la cavalerie légère 
emprunt
allemand Hussar, Husser, “cavalier de l'armée hongroise”
emprunt
français housard, houssari, puis hussard 



Allez, je vous redonne un peu de joie de vivre.


Car il y a bien un mot français qui descend du germanique *hursa-, “cheval

(même si Guiraud - est-ce surprenant? - n'est pas d'accord)...

Oui oui oui...



Rosse !

Rosse ? 
Mauvais cheval, ou aussi (1840), personne dont on subit les méchancetés, la sévérité, la dureté.
©Le Grand Robert de la langue française



Notre ancien français ros, “mauvais cheval semble en effet avoir été emprunté au cours de la deuxième moitié du XIIème - avec une valeur péjorative - au moyen haut-allemand ross, “cheval (coursier)”.



Notre rosse, attesté circa 1550, n'est que le féminin de ce ros, d'abord écrit roche (circa 1460).


racine indo-européenne *kers-“courir
forme verbale au degré zéro *krs-e/o-,“courir”
proto-germanique *hurzōn-, “se précipiter, foncer

proto-germanique *hursa-, “cheval”

moyen haut-allemand
ross, “cheval (coursier)”
emprunt (avec valeur péjorative)
français ros “mauvais cheval
féminisé en roche
français rosse, “mauvais cheval





Et je sais ce à quoi vous pensez...

Quant à Rossinante, ou bien mieux, Rocinante, le cheval de Don Quichotte...



- Mais, mais, comment saviez-vous ?

- Je commence à vous connaître...








Quant à Rocinante, donc, le cheval de Don Quichotte...


Il se fait que l'espagnol rocín signifie cheval de bas-rang (ou même, par extension, homme illettré et rustre”).

C'est Don Quichotte lui-même qui nomme ainsi sa monture: Rocín-ante, Rocinante.

Ce brave cheval qui fut avant - ante(s) -, par le passé, simple rocín, simple rosse, pour devenir la première de toutes les rosses du monde !

Alors quoi, Rocinante, cognat de notre rosse ?


Pfff. Ouais. P'têt bien, mais pas sûr...


On le fait remonter soit...

  • à l'ancien occitan roci, ou au vieux français roncin, tous deux dérivés du bas latin *runcinus, et tous deux désignant un cheval de peu de valeur plutôt utilisé comme bête de somme ou de trait, ou alors, oui, 
  • au vieux haut-allemand ros, ou encore - c'est aussi possible - 
  • à l'italien rozzo, “rude, grossier...”

Dans des cas comme ça, c'est vous qui choisissez !






Et là-dessus, je vous souhaite, à toutes et tous, un excellent dimanche, et une superbe semaine !


À dimanche prochain





Frédéric

******************************************
Attention,
ne vous laissez pas abuser par son nom:
on peut lire le dimanche indo-européen
CHAQUE JOUR de la semaine.
(Mais de toute façon,
avec le dimanche indo-européen,
c’est TOUS LES JOURS dimanche…).
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Et pour nous quitter, 

Jacques Brel et Dario Moreno sur la scène de La Monnaie, à Bruxelles,
dans l'Homme de la Mancha...



À l'origine, une comédie musicale américaine,
The Man of la Mancha,
de Mitch Leigh et Joe Darion,
inspirée évidemment du roman de Miguel de Cervantes.

Jacques Brel en adaptera le livret, en traduira les textes, en assurera la production, et y tiendra le rôle de Don Quixote.

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Vous voulez être sûrs (sûrs, mais vraiment sûrs) de lire chaque article du dimanche indo-européen dès sa parution ? Hein, Hein ? Vous pouvez par exemple...
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