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dimanche 8 avril 2018

"hêtre ou ne pas hêtre", c'est tiré de quel bouquin de Shakespeare?







La voie romaine Bavay-Tongres est une section d'un des axes majeurs de la Gaule septentrionale qui reliait deux points stratégiques, la Mer du Nord depuis Boulogne jusqu'au Rhin à Cologne.
Afin d'assurer la maîtrise du territoire après la conquête de la Gaule par César, les Romains entreprirent la création d'un réseau de chaussées s'articulant autour des villes, chef lieux de cités.
Les travaux débutèrent dans le Nord de la Gaule vers les années 20 avant Jésus Christ. Depuis Rome et Lyon, capitale de la Gaule, deux grands axes rejoignaient d'une part Reims et Boulogne et d'autre part Trèves et Cologne, frontières de l'Empire et des royaumes germaniques.
Une liaison transversale fût établie entre les deux points extrêmes des zones nouvellement administrées. Elle devait permettre la liaison entre le pouvoir central de Rome et les centres administratifs ou stratégiques des provinces. Elle assurait une circulation aisée et sécurisée des armées, de la poste impériale et du ravitaillement.
Pour cela, elle devait satisfaire aux exigences de son rôle et donc être praticable en toute saison, être rapide et sûre. La stabilité et le drainage sont deux préoccupations essentielles. 
Les matériaux locaux sont utilisés et les itinéraires directs sont privilégiés.On constate donc que les constructeurs ont toujours cherché le sol vierge pour établir l'assise de la route; son épaisseur varie et comprend un nombre de couches variable.
La surface, empierrée ou faite de cailloutis, est aménagée pour adopter un profil bombé afin de faciliter l'écoulement des eaux.
La largeur varie mais avoisine généralement 6m à 6,5m Elle est parfois bordée de fossés de drainage. Elle appartient à la catégorie principale des voies romaines autour desquelles se développe un réseau secondaire.
De Boulogne par Thérouanne, par Arras, Cambrai, la chaussée arrive à Bavay.Elle traversait la Hesbaye et rejoignait Tongres où elle se poursuivait vers l'est, traversant la Meuse à Maestricht avant d'atteindre Cologne.
Elle figure sur l'Itinéraire d'Antonin et la Table de Peutinger, documents routiers antiques rédigés tardivement sur base d'originaux, renseignant un grand nombre d'itinéraires de l'Empire romain.


Extrait de la soumission par la Division du Patrimoine de la Région wallonne de Belgique du tronçon Bavay-Tongres de la chaussée romaine Boulogne-Cologne situé sur le territoire de la Région wallonne au Patrimoine mondial de l'Unesco.

https://whc.unesco.org/fr/listesindicatives/5359/

Chaussée Brunehaut à Villers-Perwin (Hainaut)




Bonjour à toutes et tous !



Book. L'anglais book, “livre”.


The Jungle Book, Rudyard Kipling


Après notre étude de la racine indo-européenne *lubʰ-, “peler, écorcer”, à l'origine de notre français livre, passons donc à l'exercice équivalent, mais cette fois à partir de l'anglais book.

Quelle pourrait bien être la racine indo-européenne qui se cache derrière ce book ; quelle en serait la signification, et puis quels autres dérivés pourrions-nous en trouver, au sein des langues indo-européennes...

Tout un programme.


Alors, book !

Book, “livre”, nous arrive, par le vieil anglais bōc, puis le moyen anglais booke, book, bok (...), d'un étymon proto-germanique que l'on reconstruit sous la forme*bōk-, littéralement euh... “livre”.

Jusque là...


Et c'est toujours ce proto-germanique *bōk- qui est à l'origine ...
  • du - OUIIII ! - vieux norois bók, et dans son sillage, 
  • du féroïen bók, ou encore de l'elfdalien buok, 
mais aussi ...
  • du vieux frison bōk, 
  • du vieux haut-allemand Buch - d'où l'allemand Buch -, et
  • du néerlandais boek. 
Tous signifiant bien ... livre.







Dans les langues germaniques, à côté de ces cognats au sens de livre, cependant, nous trouvons d'autres mots évoquant plutôt l'écriture, la lettre, ou un support à de l'écriture...


Ainsi, 

  • le gotique boka, “lettre”, 
  • le vieux haut-allemand buoh, “livre, lettre, écriture”, ou
  • le vieux saxon bōk, “livre, tablette”.
le vieux ZAXXON, un jeu en vue isomorphique qui
me fascinait, début des années 80...



Et maintenant, je peux enfin vous le dire: le germanique *bōk- est lui-même un dérivé d'un autre étymon germanique, *bōk(j)ō-.

Et *bōk(j)ō-, Mesdames, Messieurs, désignait ... le hêtre.



le hêtre
















Oui, hêtre, livre, tablette, écriture : tout se tient, si l'on part du principe qu'à l'époque et en ces contrées, on utilisait des bâtonnets en bois de hêtre pour écrire ses runes. 





Et d'où qu'i' venait, hein, *bōk(j)ō- ? Hein, hein ??

Eh oui ! D'une racine indo-européenne. 
Que Watkins restranscrit sous la forme... 


*bhāgo-.

Et qui, sans surprise, désignait... le hêtre.


le hêtre


















Notre *bhāgo-, “hêtre” - vous vous en doutez -, ne se retrouve pas que dans les langues germaniques...

Loin de là.


Alors oui, bien sûr, citons déjà les français bouquin, bouquiner, bouquiniste...
Mais bon 
- je m'adresse ici à tous ceux qui vomissent les anglicismes, qui préféreraient se couper un bras plutôt que d'employer “mail” pour “courrier électronique”, ou “courriel” -,
notre bouquin, à l'origine de nos bouquiner et bouquiniste, mots qui évoquent irrésistiblement l'odeur de vieux cuir, de vieux papier, d'échoppes sur les quais de la Seine, d'érudition et d'heures de lecture le nez plongé dans un ouvrage nouvellement dépoussiéré, retrouvé on ne sait comment, notre bouquin, donc, n'est qu'un vulgaire emprunt (boucquain, en 1459) à une langue germanique... 

En l'occurrence, à un diminutif du moyen néerlandais boec, “livre”, qui devait ressembler à *boeckijn.





Fernand Ucon

- Et euh, bookmaker ?
- Ça alors, Monsieur Ucon, vous allez bien ? 

Oui, “bookmaker”. 
Vous avez raison
- ce qui, vu vos antécédents, mérite d'être signalé -,
(Pss: pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore Fernand Ucon, lisez ceci)
il s'agit bien d'un composé de book.

Pour répondre à votre question, revenons un court instant en anglais, pour préciser que bookmaker, book-maker signifiait au XVIème siècle, et en toute logique “éditeur, faiseur de livres”.

Mais que le mot se spécialisa, beaucoup plus tard, au tout début du XIXème, pour désigner celui qui, sur les champs de courses, prend les paris. 

Ben oui, le bookmaker inscrivait les paris pris dans un calepin, en anglais, notebook...


bookmakers à Ascot
(source)


Mais bon, voyons à présent d'autres dérivés 
- je veux dire “ailleurs que dans les langues germaniques” -
de notre indo-européenne *bhāgo-, “hêtre” .


En un premier temps, nous n'irons pas trop loin...

Car, figurez-vous, on en retrouve dans une série de toponymes bien français ! 

Oui, de *bhāgo-, “hêtre” descend le gaulois ... *bāgos, “hêtre”.


le hêtre


















Je reprendrai ici des toponymes
- pas nécessairement de France, mais en tout cas bien issus du gaulois *bāgos, “hêtre” -
cités par
  • Xavier Delamarre, ce grand spécialiste du gaulois.


Voici donc quelques toponymes créés sur le gaulois *bāgos, “hêtre”:
  • Bavay dans le Nord (Bagacum)
- Bavay, oui !!! D'où ce sybillin texte en exergue -,
le site gallo-romain de Bavay
(source)

  • Beynes dans les Yvelines (pour une hêtraie), 
  • la forêt de Beiach en Suisse, 
  • la rivière Bavóna dans le Tessin, de silva bacenis (forêt de hêtres),
  • Bayet, de Bāgeton, “le bois de hêtres”,
  • la Beine, de *bag-ina (silva),  “forêt de hêtres”, une forêt qui s'étendait autrefois de Guiscard, dans le coin nord-est du département de l'Oise, jusqu'à l'est de la Neuville en ... Beine, Aisne,
  • Beine désigne aussi un affluent de la Somme à Ham, Somme qui a sa source à Beaumont en ...Beine, Aisne, et passe au village de ...Beine, commune de Villeselve, Oise, situé dans l'ancienne forêt de la Beine,
  • Baynes, qui désigne un château dans la partie de la forêt de Cérisy, Calvados,
  • d'autres Beine, tous dans une plaine dénudée, mais entourée de forêts encore importantes: Beine, dans la Marne, ou Beine dans l'Yonne,
  • Beynes, une commune des Yvelines,
  • quelques Bayne du Midi, en pays boisé, sont aussi vraisemblablement des *bagina silva, tels : Bayne, commune de Saint Thomé, Ardèche ; Bayne, commune de Viviers, Ardèche ; Bayne, commune de Valence d'Agen, Tarn-et-Garonne...





Bon ben, voilà !

Le décor est planté, et vous savez où nous allons. 

Je peux à présent vous laisser sans remords.


'manque plus qu'une petite récap', non?


racine indo-européenne *bhāgo-, “hêtre”
⇓
étymon proto-germanique *bōk(j)ō-, “hêtre”
⇓
étymon proto-germanique *bōk-, “livre”
⇓
plusieurs dérivés germaniques pouvant signifier hêtre, livre, tablette, écriture 

-----


racine indo-européenne *bhāgo-, “hêtre”
⇓
étymon proto-germanique *bōk(j)ō-, “hêtre”
⇓
étymon proto-germanique *bōk-, “livre”
⇓
moyen néerlandais boec, “livre”
⇓
diminutif
⇓
*boeckijn
⇓
emprunt
⇓
français bouquin

-----


racine indo-européenne *bhāgo-, “hêtre”
⇓
gaulois *bāgos, “hêtre”
⇓
plusieurs toponymes, dont notamment Bavay




Retrouvons-nous, voyons... dimanche prochain ?

Nous reviendrons aux langues germaniques, pour encore y puiser quelques beaux dérivés, et après, ben, on verra !



Et d'ici là, je vous souhaite, à toutes et tous, un excellent dimanche, et une superbe semaine !





À dimanche prochain, 






Frédéric



PS: dans ces articles, les passages de texte en bleu, vous l'aurez compris, traitent d'éléments de linguistique.

Merci à Monty Python pour cette mise en page, inspirée de leur sketch The Larch (le mélèze)







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Attention,
ne vous laissez pas abuser par son nom:
on peut lire le dimanche indo-européen
CHAQUE JOUR de la semaine.
(Mais de toute façon,
avec le dimanche indo-européen,
c’est TOUS LES JOURS dimanche…).
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Et pour nous quitter,

de George Frideric Handel,
le 7ème mouvement de son Dixit Dominus HWV 232,
sur le texte du psaume 110,

“De torrente in via bibet (, propterea exaltabit caput)”
(“Il boit au torrent pendant la marche : C’est pourquoi il relève la tête”),

pour duo de sopranos et choeur.

Écoutez, il n'y a rien d'autre à en dire ...




Et si vous aimez,

ce pur chef-d'oeuvre, en entier, 

ci-dessous,

par le Monteverdi Choir,
et les English Baroque Soloists,
dirigés par

Sir John Eliot Gardiner




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Vous voulez être sûrs (sûrs, mais vraiment sûrs) de lire chaque article du dimanche indo-européen dès sa parution ? Hein, Hein ? Vous pouvez par exemple...
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dimanche 18 mars 2012

une nuance plus blanche de pâleur (II)



"...
And so it was that later
as the miller told his tale
that her face, at first just ghostly,
turned a whiter shade of pale
..."

Keith Reid, Procol Harum


(cet article n'est qu'une copie "technique" de une nuance plus blanche de pâleur (I), 
créée dans le seul et unique but de pouvoir afficher plus de 20 libellés sur l'article, limite imposée par Google.
Merci Google.) 



Puisque j'avais déjà parlé à plusieurs reprises des fées (ceci n'est pas une pomme, parole: préhistoire avec plutôt qu'histoire sans), je m'étais dit qu'il fallait peut-être maintenant aborder le cas des elfes.



Et puis, bof, je me suis dit "rabattons-nous plutôt sur une couleur, comme le blanc" (si en tout cas on peut considérer le blanc comme une couleur, mais soit).


ours blancs


Alors, voilà:

"Blanc" provient, par le germanique *blankaz (brillant, aveuglant, blanc), de la racine proto-indo-européenne...
*bhel-1, 

qui signifiait briller, éclater, jeter des éclairs, flamboyer, voire brûler, et véhiculait la notion de "couleur éclatante", comme le blanc par exemple, mais pas exclusivement.


*bhel-1 nous a donné le russe БЕЛЫЙ (dont la prononciation est à mi-chemin entre "bielloeil et biellii"): "blanc".

C'est pour cela que l'esturgeon blanc, qui a le malheur de produire un caviar si apprécié par les nouveaux riches, s'appelle le béluga...

L'Esturgeon (atteint 6 mètres).


Le béluga (ou bélouga), c'est aussi le nom de ce brave mammifère marin, dit aussi "la baleine blanche".

A gauche,  un béluga


Belgrade, c'est la ville blanche.

Belenos, le dieu gaulois par lequel Astérix aime jurer, selon certaines sources, serait le brillant, le flamboyant.

Mais sachez-le, pour Xavier Delamarre, il conviendrait plutôt de le rapprocher de la racine indo-européenne *bel-, "fort" (sanskrit bala-, grec βελτίων, etc.).

Dur de trouver une représentation de Benelos
sans l'épouvantable attirail
druidico-Stonehengo-New Age...
Ca c'est mieux.

Nous devons aussi à *bhel-1 les français blême, blêmir (pâlir, blanchir).

"A whiter shade of pale",
le slow sket braillette(*) par excellence
*érotogène en wallon


"Blitz", comme dans le tristement célèbre Blitzkrieg, c'est bien entendu: l'éclair.


Mais *bhel-1 nous a également légué, par le germanique *blewaz, le mot bleu!
Et aussi blond, par le germanique *blunda-.

Entendez qu'il s'agit toujours de couleurs claires, ou éclatantes...


Et curieusement, toujours par le proto-germanique, mais cette fois par *blindaz, "nuageux",
*bhel-1 nous a apporté l'anglais blind: les "blinds", ce sont les stores, vénitiens ou pas, ces volets que vous placez sur vos fenêtres pour les occulter, comme derrière des nuages...


Le whisky, je le préfère en tant que Single Malt, mais on peut, en cherchant bien, trouver également de bons blends.

"Blend", par le vieux norrois blanda, c'est "rendre nuageux", et par extension mélanger (oui, pensez par exemple au nuage qui se forme quand vous mélangez deux liquides, à ce nuage de lait se formant dans votre thé).

Enfin, cette même racine proto-indo-européenne *bhel-1 qui nous a donné "blanc, blancheur, blême", cette même racine donc, mais réduite à son degré zéro (autrement dit sans voyelle pivot) *bhl-, en passant par le proto-germanique *blakkaz ("ce qui a été brûlé"), a donné l'anglais... black! Noir!!

"Noir", comme ce qui est brûlé bien sûr, noirci par le feu.

Le rapport? Mais par le feu:
Le feu flamboyant, brillant, aveuglant...


En anglais, le forgeron, c'est toujours le blacksmith, mot composé de *bhl-, ici évoquant le métal "brûlé" - entendez "qui a été soumis au feu", et de la racine proto-indo-européenne *smei-:"graver, découper".

A Victorian Blacksmith's Shop


- Et quoi, les elfes, c'est pour une autre fois??
- Mais non bien sûr... ^^ (ce smiley évoquant pour moi les yeux au ciel, le gros soupir)


Car l'anglais elf ("elfe") par le vieil anglais Ælf "elfe", vient de *albho-, autre racine proto-indo-européenne, signifiant... Blanc!

Le blanc étant la couleur de cette apparition fantomatique...

Des apparitions fantomatiques
comme ça,  c'est encore supportable



Vous ne croyez pas aux elfes??

Pourtant, Alfred, c'est littéralement ... le Conseil des elfes!
Ælfræd est composé de Ælf et de ræd, ræd étant bâti sur la racine proto-indo-européenne *re-, "légiférer, conférer" - nous la retrouvons dans le néerlandais Raad ou l'allemand Rat, le Conseil (dans le sens de "conseil de la ville", "les instances dirigeantes"...).

Et Oliver, c'est ... l'armée des elfes!
Nous y retrouvons Ælf associé à here, issu de la racine proto-indo-européenne *koro-: la guerre, l'armée.
Oliver n'est donc pas la transposition anglaise du prénom français Olivier, qui lui vient bien de l'olive (provenant d'une racine évoquant l'huile).

Quant à Aubrey, ou Alberich, c'est ... le meneur des elfes!
Alb, c'est l'elfe en vieux haut-allemand, ici accolé à rich, provenant de la racine *reg- ("mener") déjà mentionnée plusieurs fois (voir des Bantous aux Teutons, ou Mort, nectar et liquidation de dette).

D'ailleurs, Aubéron, ou Obéron, selon de nombreuses légendes, c'est le roi des fées, ou des elfes...


*albho- nous a également légué, par l'intermédiaire du latin, le mot albumine, qualifiant cette protéine que l'on retrouve dans le blanc d'oeuf.


Et aussi Alba: le nom gaélique de l'Ecosse.

Mais aussi, n'en déplaise aux séparatistes Ecossais, Albion!
Albion, Alba... le même terme, sous diverses variantes, définissait à l'origine toute la Grande-Bretagne, cette île dont on apercevait les blanches falaises depuis le continent.

Vera Lynn, interprète de "White Cliffs of Dover"



- Euh, d'autres dérivés de *albho- ?
- Mais oui, en voici encore quelques-uns:

  • Les Alpes, désignant ces reliefs aux sommets enneigés, 
  • l'Elbe (fleuve d'Europe Centrale dont on peut penser qu'à l'époque, les eaux étaient blanches, ou en tout cas blanches d'écume, 
  • l'Albanie, 
  • l'album (désignant en latin une tablette à écrire de couleur blanche), 
  • l'ablette, ce poisson blanc, ou encore 
  • albinisme, albinos évidemment, ...

Il y aurait apparemment un androïde albinos sur cette photo(?)
J'ai beau chercher, mais rien à faire, je ne le vois pas



Frédéric