- Paraît chaque dimanche à 8 heures tapantes, méridien de Paris -

dimanche 20 janvier 2019

Pouchkine n’aimait pas les laitues






“Madame préférait la cannelle de Chine aux pédoncules


Frédéric Blondieau,

Dictionnaire des fausses contrepèteries qui ne font rire que moi, 2019

(le titre de cet article étant, lui, une vraie contrepèterie - qui n'est hélas pas de moi.
Allez, cherchez !)

---

“Ô poivre adoré, ô cannelle honnie

Frédéric Blondieau, 
J'aime manger épicé, 2019

cannelloni
















Bonjour à toutes et tous !


OUI, 
- et vous pouvez déjà me remercier, je ne vous (re-)ferai pas le coup du “vous n'y couperez pas” -
c'est toujours la délicieuse racine indo-européenne *(s)ker-, “couper, découper” qui nous occupera en ce très beau dimanche d'hiver (ici, en tout cas).






Au fil des articles traitant de cette jolie *(s)ker-, vous m'avez demandé si tel ou tel mot n'en provenait pas - ou plutôt, “en provenait”, ce qui est déjà nettement plus intéressant, et réduit assez bien le champ des possibilités



Je vais m'efforcer de répondre à toutes vos questions en suspens.



Je n'oublie pas non plus le très intéressant rapprochement qu'une lectrice assidue du blog m'a demandé de vérifier, à l'occasion de D'interstice à armistice, il n'y a qu'un pas. De l'oie.entre le préfixe
- oh oui oh oui -
moyen gallois ys- et le russe из, iz.

J'y arrive !

Et j'en profiterai aussi pour reprendre tous ces mots que j'avais mis de côté, n'étant pas sûr de leur parenté avec notre *(s)ker-.

Tout cela, c'est pour bientôt.

Mais ... en ce dimanche si beau, je préfère revenir à un autre article de cette série,
qui, lui, traitait des dérivés baltes de notre formidable *(s)ker-.


Pour rappel ...

racine indo-européenne *(s)ker-“couper, découper”
proto-balte kerti-
lituanien kerti, “se détacher, s'enlever...


et

racine indo-européenne *(s)ker-“couper, découper”
proto-balte *skirti-

lituanien skìrti“séparer, diviser, distinguer... et letton sķirt, “séparer, diviser, trancher...



Je vous y disais qu'à ma connaissance, il n'y avait pas de dérivés slaves de *(s)ker-.



Aïe. Grossière et lamentable erreur 
- que personnellement je rejette sur une faille dans le continuum espace-temps -.




J'avais tout simplement oublié une série de dérivés du timbre o de notre subtile *(s)ker-,
*(s)kor-.

Une faille, je vous dis. Et c'est d'autant plus râlant/frustrant/navrant que j'en connaissais au moins un, de ces dérivés, en russe.

Honte sur moi, les trous noirs, les vortex et les failles temporelles.


Alors ! 
Ah oui ! Et un autre intérêt de cet article, c'est qu'il vous permettra de re-découvrir une sémantique que avons déjà rencontrée chez d'autres dérivés de *(s)ker-...
Le premier étymon slave dérivé de *(s)kor- dont je vous parlerai, c'est *korà-, “écorce”.


En
- mais ouiiiii ! -
vieux slavon d'église, il a donné kora, toujours “écorce”.

En russe, кора́, korá, “écorce”, d'où l'écorce autour de notre planète, la croûte terrestre.

Connaissez-vous le forage SG3 ?

Les Russes,
se fiant peut-être à la conception du monde que leur langue leur donnait,
ont décidé de creuser la croûte terrestre,
pensant peut-être qu'il ne s'agissait que d'une vulgaire écorce.
Ils ont donc
- quelque part dans l'oblast de Mourmansk, certes mieux connu pour ses sous-marins de classe Typhoon -
The Hunt for Red October, 1990
foré, et foré, et foré, et encore foré, je pense. Et ensuite foré. Et encore un peu foré. 
Pendant près de vingt ans... 
Pour obtenir le trou le plus profond (12262 mètres !) qui ait jamais été creusé sous la terre...

Le chantier fut arrêté pour raisons techniques en 1989, et le trou définitivement scellé.

C'est là qu'il était...C'est tout ce qu'il en reste...
(source)


En tchèque, le proto-slave *korà- a donné kůra, toujours “écorce, croûte”.



Mais surtout, et évidemmentle slave *korà- nous a légué kȍra, “écorce, croûte” en kaïkavien.



Je ne vous ferai certainement pas l'injure de vous préciser que le kaïkavien, au même titre que le chtokavien et le tchakavien, est un des trois dialectes principaux (trialectes, alors ?) du serbo-croate.

En français, nous connaissons la langue d'oc et la langue d'oïl, formant cette si jolie isoglosse

- Vous vous posez la question de la nature d'une isoglosse ? Il y a un libellé d'articles précisément appelé Isoglosse, dans la colonne de droite, qui ne traite que de ça, qui reprend TOUS les articles du dimanche indo-européen DU MONDE où l'on a pu traiter d'isoglosses... (si vous lisez le blog sur un téléphone portable, vous devez pour cela afficher la version web). 
Ou alors, (re-)lisez cet article, sur la plus célèbre des isoglosses, 
Et si vous êtes fainéants au point de ne pas vouloir faire ce tout petit effort, sachez qu'une isoglosse, c'est comme l’Iso-Betadine, mais avec beaucoup moins de betadine et nettement plus de glosse. -



(Je reprends...)

En français, nous connaissons la langue d'oc et la langue d'oïl, formant cette si jolie isoglosse ... qui sépare la France en deux parties et fondée sur la façon dont on disait oui en ancien français.

Eh bien, c'est à peu près la même chose pour le kaïkavien, le chtokavien et le tchakavien...
Pour lesquels nous pourrions parler d'une double isoglosse.

À la différence qu'ici, il n'est pas question de la façon dont on dit oui, mais quoi.
- Oui, quoi ?
- Non, pas oui, quoi.
- Quoi ?
- Oui !
- Oui ?
- Non, quoi !
Bon, on s'en sortira pas. 
Pour faire simple, dans chacun de ces trois dialectes, on prononce l'équivalent de notre quoi, respectivement /kaï//chto/et /tcha/.

Tcha. Oui. comme dans l'anglais cha-cha-cha.
Lancez la video ci-dessous, et rendez-vous à l'endroit précis que j'ai choisi rien que pour vous, à 4:00 très précises, pour bien réaliser où j'en suis dans mon délabrement mental. Attention, cela pourrait choquer les âmes sensibles.


Et donc, le kaïkavien est ce dialecte où l'on dit kaï pour quoi.





Résumons ?

racine indo-européenne *(s)ker-, “couper, découper”
forme au timbre o *(s)kor-
proto-slave *korà-, “écorce”
vieux slavon d'église kora, “écorce”, russe кора́, korá, tchèque kůra et kaïkavien kȍra, “écorce, croûte”




Mais poursuivons...

Du slave *korà-, “écorce” dérive un autre étymon slave, le diminutif *korica-, dont le sens littéral - reconstruit - serait donc ...“(petite) écorce”.

comme Madame ci-dessus.
- euh ?
- Petite et Corse.


Nous retrouverons ce *korica- tout mini en...

- YES, YES, YESSS -
  • vieux slavon d'église, avec koricę, au sens de “cannelle”
- Mais oui, oh ! La cannelle est une épice, certes, mais provenant de l'écorce intérieure d'une des espèces de cannelier -,


mais aussi en...
  • russe, avec кори́ца, koritsa“cannelle”,
  • tchèque, avec skořice, “cannelle” et
  • serbo-croate, avec kȍrica, eh non, pas cannelle” mais plutôt “écorce, croûte”, 
ou encore en...
  • bulgare, avec koríca“couverture (d'un livre), reliure”.


Autrement exprimé :

racine indo-européenne *(s)ker-“couper, découper”

forme au timbre o *(s)kor-
proto-slave *korà-, “écorce”
diminutif *korica-, “(petite) écorce”
vieux slavon d'église koricę, russe кори́ца, koritsa et tchèque skořice, “cannelle”,
serbo-croate kȍrica, “écorce, croûte”, bulgare koríca, “couverture (d'un livre), reliure”.



Et... ce sera tout pour ce dimanche !

Dimanche prochain, suite et fin des étymons slaves de *(s)kor-.




Chères lectrices, chers lecteurs, 

Merci de me lire.
D'ici dimanche prochain, je vous souhaite, à toutes et tous, un EXCELLENT dimanche, et une radieuse semaine !



PS: quant au titre de cet article, le seul point commun qu'il partageât avec son contenu, c'est cette référence slave...

Frédéric


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Attention,
ne vous laissez pas abuser par son nom:
on peut lire le dimanche indo-européen
CHAQUE JOUR de la semaine.
(Mais de toute façon,
avec le dimanche indo-européen,
c’est TOUS LES JOURS dimanche…)
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Et pour nous quitter, mais sans vraiment nous séparer de l'âme slave,

je ne vous propose pas moins que le...

Concerto pour piano no 1 en si bémol mineur, Op. 23, 

de

Piotr Ilitch Tchaïkovski,

sous les doigts enchanteurs de la pianiste ukrainienne...

Anna Borysivna Fedorova (А́нна Бори́сівна Фе́дорова)





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Vous voulez être sûrs (sûrs, mais vraiment sûrs) de lire chaque article du dimanche indo-européen dès sa parution ? Hein, Hein ? Vous pouvez par exemple...
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dimanche 13 janvier 2019

Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme ! - Ah no! young blade! That was a trifle short!


article précédent: A mon dernier repas




Le vicomte, suffoqué.

Ces grands airs arrogants !
Un hobereau qui… qui… n’a même pas de gants !
Et qui sort sans rubans, sans bouffettes, sans ganses !


Cyrano.

Moi, c’est moralement que j’ai mes élégances.
Je ne m’attife pas ainsi qu’un freluquet,
Mais je suis plus soigné si je suis moins coquet ;
Je ne sortirais pas avec, par négligence,
Un affront pas très bien lavé, la conscience
Jaune encor de sommeil dans le coin de son œil,
Un honneur chiffonné, des scrupules en deuil.
Mais je marche sans rien sur moi qui ne reluise,
Empanaché d’indépendance et de franchise ;
Ce n’est pas une taille avantageuse, c’est
Mon âme que je cambre ainsi qu’en un corset,
Et tout couvert d’exploits qu’en rubans je m’attache,
Retroussant mon esprit ainsi qu’une moustache,
Je fais, en traversant les groupes et les ronds,
Sonner les vérités comme des éperons.


Le vicomte.

Mais, monsieur…


Cyrano.

Je n’ai pas de gants ?… La belle affaire !
Il m’en restait un seul… d’une très vieille paire !
– Lequel m’était d’ailleurs encor fort importun :
Je l’ai laissé dans la figure de quelqu’un.


Le vicomte.

Maraud, faquin, butor de pied plat ridicule !


Cyrano, ôtant son chapeau et saluant comme si le vicomte venait de se présenter.

Ah ?… Et moi, Cyrano-Savinien-Hercule
De Bergerac.


Cyrano de Bergerac,
Edmond Rostand


Edmond Rostand,

 Marseille 1er avril 1868
-
Paris 2 décembre 1918

























Bonjour à toutes et tous !








Approchez, regardez ! 

Regardez ces dérivés latins de la racine indo-européenne *(s)ker-, “couper, découper”, ma bonne dame ! 


découper
(source)


- I' sont pas beaux, mes dérivés ? -

Le dernier que je vous montre ici
- oui, Madame, un instant, je suis à vous dans une seconde -,
après le latin cēna, “repas”, c'est
- Allez allez, il est frais, il est frais, mon dérivé ! -
le latin...


curtus !



Eh oui...

Curtus, “tronqué, écourté”, d'où aussi “mutilé, circoncis, imparfait, châtré...”
(n'y voyez évidemment pas la moindre pointe d'ironie visant certaines pratiques religieuses, qui ont surtout en fait une réelle importance médicale)


Le latin curtus descendait de notre charmante indo-européenne *(s)ker-, “couper, découper”, par le pro...
- Allez, on prend son café, et puis on se réveille: pro..., proto...  - OUI... -, proto-it - OUIIIII ?? - proto-italique - YESSS ! - 
... *korto-


Oui, le proto-italique, non attesté, *korto- 


Après Senna, Corto
(source)


Cet étymon proto-italique dérivait, lui
- et pour être un rien plus précis -,
d'une forme indo-européenne que l'on reconstruit en *kr-to-,
bien évidemment dérivée de notre *(s)ker-,
et signifiant plus spécialement “couper dans, amputer”.


Autrement euh... écrit:

racine indo-européenne *(s)ker-, “couper, découper”
forme *kr-to-“couper dans, amputer”
proto-italique *korto- 

latin curtus, “tronqué, écourté...”



Du latin curtus est issu l'ancien français curt (fin du XIème),
qui évoluera en cort (milieu du XIIème).

Cort, qui nous donnera plus tard... l'adjectif (et adverbe) français... court, bien sûr.




Court ?

Qui a peu de longueur d'une extrémité à l'autre (relativement à la taille normale d'une chose, à l'idée qu'on s'en fait, ou par comparaison avec une autre chose).

Ô toi, ©Le Grand Robert de la langue française
Dans le covoiturage courte-distance, le plus dur, c'est de leur faire croire qu'on
les écoute et qu'ils nous font beaucoup rire, et qu'on ne participe pas à la
conversation simplement parce qu'on doit regarder la route 


racine indo-européenne *(s)ker-, “couper, découper”
forme *kr-to-“couper dans, amputer”
proto-italique *korto- 

latin curtus, “tronqué, écourté...”

ancien français curt (fin du XIème)

cort (milieu du XIIème)

moyen français puis français court



Pfff... Bon, je vous épargnerai tous les mots et expressions créés sur court, les “faire court”, “couper court”, “courtaud”, “écourter”, “”raccourcir...


Fernand Ucon






- Et donc, là, tu vas forcément passer au germanique, pour arriver à l'anglais short ! 

C'est TELLEMENT prévisible....









- Oh, mais bonjour, Monsieur Ucon, bon dimanche, et mes meilleurs voeux !

Eh bien, en fait, j'aurais bien aimé pouvoir vous expliquer que court et short sont de lointains cousins.

Et que c'est diingue, mais que merci à qui gnagnagnagnin, à l'indo gnagnagnagnin.



(source)




Rapprochement assuré, surtout au vu d'un proto-italique *korto-...

On imaginerait bien un étymon proto-germanique du genre “*skertan-” dérivé lui aussi de notre *(s)ker-, qui soit venu, de son côté, ensemencer les langues germaniques et finalement donner l'anglais short, non?

Hein ? Hein oui ?

C'est ce que l'on pensait jusqu'il y a peu. 

C'est même vraisemblablement ce que je vous aurais dit
- à peu de choses près -
si nous avions traité de la racine *(s)ker- il y a à peine quelques années. 


Mais voilà, les choses changent, la linguistique comparative et historique évolue...




Et il faut dire aussi qu'entre-temps, les somptueux dictionnaires étymologiques de l'Université de Leiden ont été publiés...

(source)

Si l'on reconstruit bien un germanique *skertan-, qui plus est de sens “amputer”, et qui aurait donné notamment...
  • le néerlandais dialectal scharten, “gratter, griffer...”, ou
  • le moyen haut-allemand scherzen, “amputer, raccourcir”, ou bien sûr, sinon je n'en parlerais pas,









  • l'adjectif vieil anglais scort, sceort, “amputé, court”, dont descendrait un jour l'anglais short,
Guus Kroonen 
(Etymological Dictionary of Proto-Germanic, Leiden Indo-European Etymological Dictionary Series)
Guus Kroonen
(source)
choisit plutôt de faire de ce *skertan- un dérivé de la racine indo-européenne...
*sker-“découper (dans le sens de hacher)”.


Ô nuit désastreuse! ô nuit effroyable, où retentit tout à coup, comme un éclat de tonnerre, cette étonnante nouvelle: le lien entre le français court et l’anglais short se meurt, le lien entre le français court et l’anglais short est mort!
Jacques-Bénigne dans ce fameux selfie qui lui prit
plusieurs mois de sa vie

(Pour ceux dont l'addiction 
- j'aime bien aussi assuétude
à ce blog n'est que récente, sachez que Jacques-Bénigne Bossuet 
- qui, dans sa vie trépidante, et pour gagner quelque menue monnaie, endossait régulièrement le rôle, lors des fêtes d'anniversaire des enfants de la région, d'Aigle de Meaux -, 
vient souvent nous honorer de sa présence pour pleurer avec nous de nouveaux faux-amis étymologiques...)



C'est d'ailleurs toujours de cette *sker-hacher que proviennent...
par l'étymon proto-germanique *skarda-,
le
- YES YES YESSS -
vieux norois skarðr, “endommagé”, ou,
soyons fous, 
le vieux saxon skard, “coupé, blessé”...



Et donc, OUI, nous devrons, jusqu'à preuve du contraire, ranger le français court et l'anglais short dans le tiroir des faux-amis étymologiques, à côté ...
  • du français temps et de l'anglais time, 
  • du français rester et de l'anglais rest dans son acception de repos, 
  • du français et et de l'anglais and, 
  • des français trave et traverse
  • des français émuler et simuler
et ainsi de suite.

Vous voulez lire les articles qui parlent de tous ces mots ? 
Vous voulez en savoir plus, en connaître plein d'autres ? 
Mais, facile !  
Vous allez dans la colonne de droite du blog, et vous cliquez, dans la zone si intelligemment dénommée catégories, thèmes..., sur Faux-amis etymologiques 
- c'est juste entre les catégories Elles en sont DINGUES! et Fernand Ucon -,
et là, ô merveille, tous les articles du blog auxquels est associée cette catégorie apparaîtront à l'écran, l'un à la suite de l'autre... Il suffira alors de les lire... 
Il y en a, à ce jour, treize, quand même, comme vous l'indique le chiffre qui suit... 


- Mmmh ?
- Non, rien.


Et nous, nous en resterons là pour ce dimanche.

- M'enfin, mais il est court, cet article !
- Ben oui, que voilà une remarquable cohérence entre contenu et conteneur, entre forme et fond. C'est magique.

- Mmmh ?
- Le monsieur tente de t'expliquer que l'article est court ; ce qui tombe bien car le sujet de ce même article est court.
- Mmmh ?
- Non, rien.




Amis lecteurs, je vous souhaite un beau dimanche !
Passez une excellente semaine ; nous nous retrouverons... voyons... dimanche prochain.

Pour quelques dérivés de *(s)ker- oubliés en chemin, et pour tenter de répondre aux questions que vous m'aviez formulées durant ces articles, sur la parenté de tel ou tel mot avec notre chère *(s)ker-...




Frédéric




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Attention,
ne vous laissez pas abuser par son nom:
on peut lire le dimanche indo-européen
CHAQUE JOUR de la semaine.
(Mais de toute façon,
avec le dimanche indo-européen,
c’est TOUS LES JOURS dimanche…)
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Et pour nous quitter,

le ... court ... 'Brich, mein Herz',

interprété ici par l'impressionnante soprano britannique Elizabeth Watts,
accompagnée par l'excellente Academy of Ancient Music


et tiré de la Passion selon ... saint-J... NON ! Saint-Matt... NON !

Brockes !

Oui, la Passion selon Brockes.

Et non, il ne s'agit pas d'un énième évangile apocryphe...


La Brockes-Passion n'est que le livret d'un oratorio en allemand écrit par Barthold Heinrich ... Brockes (ce qui peut expliquer cela), 

que quelques compositeurs peu connus mirent chacun en musique de leur côté, parmi lesquels... 

 Telemann, Haendel, et même un certain Bach (dans sa passion selon Saint-Matthieu). 


Il s'agit ici de la version, toute en pudeur et retenue

- en peinture ou en sculpture, on dirait nettement plus romane que baroque”,-,

de Georg Friedrich Haendel, HWV 48.




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Vous voulez être sûrs (sûrs, mais vraiment sûrs) de lire chaque article du dimanche indo-européen dès sa parution ? Hein, Hein ? Vous pouvez par exemple...

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