dimanche 10 janvier 2021

et les masques anti-COVID, ils n'ont pas de protège-joues ? Non mais allô, quoi ?

              





Si quelqu'un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l'autre. Si quelqu'un prend ton manteau, ne l'empêche pas de prendre encore ta tunique.

Luc, 6:29


And unto him that smiteth thee on the one cheek offer also the other; and him that taketh away thy cloke forbid not to take thy coat also.

Même extrait, mais de la 
King James Bible


Si quelqu'un te frappe sur une joue, présente-lui ta main fermement contre le visage. Si quelqu'un prend ton manteau, ne l'empêche pas de prendre une douce rouée de coups.

Frédéric, 6:29


illustration d'un article de la Tour de Garde intitulé
"Est-il bien de se battre ?"
(attention, spoiler alert)
La réponse est non.


Bonjour à toutes et tous !


Aujourd'hui, en ce dimanche 10 janvier 2021, nous poursuivons, gentiment, l'étude des dérivés de la racine indo-européenne...

*ḱleu-entendre”.

comment ?




🜛🜛🜛


On fait vite un petit point ?



Nous savons déjà que le lud- de Ludwig en est un beau dérivé, par l'étymon germanique *hlūda-, “bruyant, sonore”....

Et aussi que ce *hlūda- est à l'origine de l'anglais loud, “bruyant, sonore”, ou encore du néerlandais luid, de même sens.

Nous avons ensuite appris que par *ḱleus-, une forme étendue de notre *ḱleu-entendre”, nous arrivaient notamment l'allemand lauschen et l'anglais listenécouter”.

**********

racine proto-indo-européenne *ḱleu-entendre”
forme étendue *ḱleus-
proto-germanique *hlusēn-, écouter”
vieux haut allemand losēn, hlosēn, écouter”
moyen haut allemand lūschen
allemand lauschenécouter”

**********

racine proto-indo-européenne *ḱleu-entendre”
forme étendue *ḱleus-
timbre zéro *ḱlus-
proto-germanique *hlusti-ouïe, écoute”
vieil anglais hlystan, hlysnanécouter”,
moyen anglais listenen, listnen
anglais listen, écouter”

**********
The Audience is Listening, 27 décembre 2020

Nous avons découvert, également, que (notamment) le vieux norois hljóðécoute, son, silence”, l'allemand littéraire Leumundréputation...”, ou l'islandais hler, écoute, écoute aux portes”, en provenaient.

**********

racine proto-indo-européenne *ḱleu-entendre”
forme *ḱleu-to-
proto-germanique *hleuþa-écoute”
vieux norois hljóðécoute, son, silence”

**********

racine proto-indo-européenne *ḱleu-entendre”
forme *ḱleu-mon-
proto-germanique *hleuman-écoute”
vieux norois hljómr, “son, tonalité, sonorité”
féroïen ljómur, de même sens

**********

racine proto-indo-européenne *ḱleu-entendre”
forme *ḱleu-mn-to-
proto-germanique *hleumunda-, “réputation, renommée”
vieux haut allemand liumunt, hliumunt
moyen haut allemand liumunt
allemand littéraire Leumundréputation...”

**********

racine proto-indo-européenne *ḱleu-entendre”
forme *ḱlus-ó-
proto-germanique hluza-, écoute”
vieux norois hlør, hler, “écoute, écoute aux portes”
islandais hler, écoute, écoute aux portes”,
féroïen lerattente”

**********
🜛🜛🜛


Pas mal, déjà, non ?


Alors bon... Comme cela arrive, l'article de la semaine dernière a été commenté sur FB, en bien 
- ce qui me convient parfaitement-,
et aussi... euh... comment dire ?
D'une façon... surprenante, voilà.

De bien braves gens, mais vraisemblablement poussés à bout par les circonstances actuelles, n'ont, semble-t-il, pas bien compris pourquoi ledit article était publié sur un groupe traitant de la langue française.



Certains se sont même montrés choqués par le texte en exergue, en 
- rendez-vous compte, la langue de l'ennemi -
anglais.




Je leur précise donc que nos français Louis et Clovis viennent (en partie, du moins) de la racine indo-européenne dont je traitais.

Et que, d'une façon plus générale, la connaissance des racines indo-européennes nous permet d'accéder aussi (ça me parait limpide, mais bon...) aux racines du français, langue indo-européenne.

Un navrant "Non mais allô, quoi ?!" me vient à l'esprit. J'en aurais (presque) les larmes aux yeux.


Je soupçonne certains d'entre vous d'attendre mes coups de gueule avec impatience en jubilant d'avancealors je continue :

La semaine dernière, encore mieux, un commentaire portant sur toujours le même article, et toujours sur l'un de ces respectables groupes FB constitués de francophones francophiles
- des gens en théorie un tant soit peu cultivés -,
vantait les mérites de ceux qui, “avec humilité et talentfaisaient preuve d'esprit de vulgarisation. Merci !
Si ce n'est que l'internaute qui rédigeait ce commentaire s'étonnait de la singulière complexité du propos de ce blog, et qu'il préférait à celui-ci, incompréhensible, des travaux de vulgarisation, rédigés par des spécialistes qui, eux“avec humilité et talentsavent faire preuve d'esprit de vulgarisation.
Il reprochait notamment à l'article de dimanche dernier l'absence d'explication sur les mots étymon et motet.
étymologie - étymon ? Oui, non ? C'est vrai que le lien est particulièrement abscons. (Sans rire, je pourrais bien, un jour où je n'ai vraiment rien d'autre à faire, préparer un article sur l'étymologie d'étymologie ; vous pourriez même être surpris de ce que l'on peut en tirer...)
Quant à motet, je peux comprendre que les non mélomanes et autres fans de Stromae et de Aya Nakamura ne le connaissent pas
Motèoutai eût dit le grand Stromae -,
mais bon, je ne pensais sincèrement pas qu'il me faudrait expliquer ce mot, d'autant qu'il suffit de taper motet dans n'importe quel moteur de recherche pour trouver sa définition.
taper, moteur, recherche, définition 
Ça va, ces mots sont encore compréhensibles ? Je n'écris pas trop vite ?
- siiiibleu- 
- oui, compréhensibles, bien !

J'ai retenu la leçon, et ferai preuve d'esprit de vulgarisation tout au long de cet article (pour le talent, cependant, vous repasserez).

Un autre commentateur - oui, ce fut un feu d'artifice - faisait brillamment remarquer, je cite :
que si en effet le travail est intéressant voire remarquable, l'ignorance du rapprochement entre Louis, Clovis et "listening" ne va pas empêcher grand monde d'aller au coiffeur en vélo avant le couvre-feu de 18h00.
Certes.
On ne peut pas lui donner tout à fait tort
(moi, à la place de ce défenseur de la langue française, j'aurais dit chez le coiffeur, et à vélo, mais soit),
même si j'avoue ne pas bien saisir l'intérêt intrinsèque dudit commentaire.
Disons que c'est plus joliment mis que le J'en ai rin à fout' de t' mert' que l'on pourrait s'entendre répondre dans de similaires circonstances du côté de Charleroi, pas loin de là où je suis né. 

Mais il m'apparaît que dans les deux cas, si la forme diverge, le propos est rigoureusement le même.

Enfin. 

Toujours dans le même ordre d'idées, avez-vous entendu parler de cet homme politique américain, le Démocrate Emanuel Cleaver, qui a terminé son discours d'ouverture du 11ème Congrès des États-Unis
- États-Unis, théocratie constitutionnelle s'il en est -
par un très logique Amen, immédiatement suivi d'un splendide A Women ?



C'est magique, non ? (Et ch'ti jur'
- comme on a coutume de dire dans le langage chamarré de ma rue -,
ce n'est pas du tout un second degré.)

Personnellement, j'aurais attaqué le speaker en lui reprochant sa lâche tiédeur, quand il aurait pu ajouter A Blacks, A Lesbians, A Gays etc.

A LGBTQ+, en fait.

Et surtout A Little Kids, parce qu'évidemment, on n'inclut pas les petits zenfants quand on parle des Droits de l'Homme, et ça c'est vraiment pas gentil.



Mais les Républicains n'ont heureusement pas été en reste, avec notamment le fils de Tr*mp...
(j'y mets un astérisque, parce que je considère ce mot comme insultant, dégradant  et vulgaire)
...se moquant d'Emanuel Cleaver, tout en précisant que, comme tout le monde le sait, Amen est un mot... latin.

Oui, Amen, de l'hébreu אָמֵן, ʾāmēn. C'est du latin le plus pur, le doute n'est pas permis.

Ça aussi, c'est magique.
(Bon, à la décharge - décharge, pour une ord*... - du fils de Tr*mp, on peut supposer que pour tout Américain inculte, tout ce qui est vieux et ne ressemble pas à de l'anglais est du latin ; reconnaissons donc l'effort, louable.)

Et puis, pour clore mon tour de l'actualité des gens différents, je vous citerai encore cette charmante jeune teacher d'une école du Massachusetts, Heather Levine, très fière d'avoir réussi à faire supprimer l'étude de l'Odyssée du programme de son école.

Mais oui, ce récit n'est que violence, racisme, sexisme, quand même, enfin !

Dogmes du politiquement correct et de l'inclusivitéCancel Culture, quand vous nous tenez...

elle est a-do-ra-ble

Alors, à ceux d'entre vous qui vous régalez des imbécilités de ces sales gauchistes
(ce qui me fait déjà beaucoup rire : les Démocrates américains, des GAUCHISTES ??? On ne doit pas partager la même définition du terme),
ne ricanez pas trop.
Vous avez peut-être la mémoire courte... Il n'y a pas si longtemps, c'étaient les Républicains qui censuraient des chefs d'oeuvre comme The Great Gatsby de Francis Scott Fitzgerald, The Grapes of Wrath de Steinbeckou même, ironiquement
j'adore !,
Ulysses (mais pas la version de Homère, celle de James Joyce).


Moi qui me délecte de l'oeuvre des Monty Python - oh que je les aime ! -, 

Londres, juillet 2014,
ils étaient encore cinq.


j'ai à présent l'impression de me retrouver au milieu d'un de leurs sketches (oui, c'est un pluriel écrit à l'anglaise, et je vous em.), et là, curieusement, ça ne me fait plus rire.

Du tout.

Entre les théocrates de tous bords, les xénophobes, les racistes, les suprémacistes, les anti-sémites, ceux qu'on qualifie de complotistes
(même si les Flat-Earthers me font personnellement beaucoup rire),

les nationalistes
- comme on disait de mon temps ; à présent, ce sont des souverainistes -,
les populistes et les fachos d'un côté, les anti-facistes incultes, les identitaires, les anti-racistes, les fondamentalistes et les écolos et athées doctrinaires de l'autre..., je me sens bien seul.

Elle n'était pas bien méchante, Nabilla, finalement.
J'en viendrais même à éprouver une certaine sympathie pour elle...




On va ouvrir les paris,
mais je ne serais pas surpris qu'on veuille bientôt censurer ce sketch :



Cela dit, pour revenir à la linguistique historique, et à ce très élégant rapprochement, en vieux norois, entre écoute” et silence”,
et comme le faisait remarquer LeScrat dans son commentaire laissé sur le blog-même,
il est peut-être intéressant de relire cet article de 2015 (!), où l'on découvrait que derrière le mot mot se cache le silence... (mais... motus...) :

Allez, il nous reste encore un dernier étymon germanique de notre ravissante *ḱleu-entendre” à découvrir :

le neutre (donc non genré, ouuuuuf) *hleuza-.


Lui, c'est par une forme indo-européenne *ḱleus-ó- qu'on le fait descendre de notre si gentille *ḱleu-.
 

Il ne sera pas question, avec lui, d'écoute, de réputation, de son...

Non non. Et c'est pourquoi je l'ai laissé pour la fin...

Je vais essayer de vous faire deviner le sens de cet étymon *hleuza-.
(Vulgarisons : en linguistique, et selon le wiktionary, l'étymon est le mot le plus ancien à l’origine du mot nouveau). 
- mmm.... mo !
- oui, mot, bravo !


Si je vous dis (ou plutôt montre) :



et




Mmmh ?

Ça vous évoque quelque chose ?

Nous avons donc une hache, et puis un beau bateau. Vu de face.

Alors, je vous le dis tout de suite, NON, il ne s'agit pas de ce que faisaient les Vikings une fois arrivés - par bateau - sur nos rivages, usant joliment de leurs haches sur nos têtes, nos membres, nos entrailles, nos parents, nos enfants.



Non, si je mentionne la hache, c'est pour sa forme, ou plus exactement, pour la forme d'une de ses parties constitutives.
Qui ressemble d'ailleurs à l'avant d'un bateau.

La sémantique de ce (proto-)mot (non attesté, hein) sera nettement plus facile à trouver pour les locuteurs du vieux norois ou de l'islandais...


Un autre indice ? 



ou encore



Mais NON, enfin !!
Je ne vous montre pas un Viking, puis une femme de nos contrées, que le premier violera et décapitera
(quand le visage était plaisant, ça se faisait dans cet ordre-là),
après vous avoir ouvert les entrailles - à vous le mari -, tout cela avant de passer à la dernière étape, qui consistait à brûler votre fermette, et vos enfants qu'ils y avaient enfermés (dernière étape savoureuse, car ainsi, les enfants pouvaient assister, avant de brûler vifs, au viol suivi du meurtre - pas toujours dans cet ordre - de leur mère, et à l'agonie de leur père).


Non non, ne me faites pas dire cela.
Ouais bon, vous l'aurez peut-être déduit ; je n'aime pas trop les Vikings, même si l'on a détecté de l'ADN des peuples du nord dans mon profil génétique. Mais justement : je peux hélas parfaitement imaginer de quelle agréable manière il s'est transmis à mes ancêtres... (je ne confonds pas Vikings et hommes du nord ; relisez álfrek ganga: vieux norois pour "aller faire déguerpir de l'Elfe").

Non, ce qui importe, sur ces deux images, c'est... la mâchoire.



Les locuteurs 
(ceux qui employent la langue d'une façon active, à l'opposé des auditeurs, passifs)
- akkk...-tiiv ?
- ouiiiii, bravo !
Les locuteurs, disais-je, du vieil anglais
(l'anglais d'avant, d'il y a longtemps, longtemps !, 'a pu', le vieil anglais)
- loooon -tan ?
- ouiiii ! bien !
Les locuteur.e.s/-trices (mais oui, j'oublie toujours) du vieil anglais donc, devraient à présent avoir trouvé.


Et si je vous montre ceci...



Mmmmh ?

Oui, cette personne (binairement parlant, de sexe féminin, mais je ne connais pas son genre) nous indique un point précis de son anatomie.



Alors, dites voir : quel serait le point commun entre toutes ces images, tous ces mots ?
Je vous laisse réfléchir.

...


...


...


Oui : l'évocation de la courbe, du galbe.

On parlera de la joue d'une hache (oui, oh, il peut s'agir de VOTRE joue, sanguinolente, restée accrochée à la hache d'un Viking, mais je ne parle pas de ça, enfin).


On parlera également...
  • de l'avant ou du nez d'un navire,
  • d'une mâchoire (d'hommes, femmes ou non-binaires, cisgenres ou pas, racisé.es ou pas, ou autres), ou
  • de la joue (de ces mêmes person.ne.s).

C'est ainsi que l'on attribue à l'étymon...
ett....tim... mmmm...-oon
- ouiiii, bien !
Mais je reprends, d'accord ? : 

C'est ainsi que l'on attribue à l'étymon germanique *hleuza- le sens générique de...

de...

roulement de tambour...


joue”.

- Mais enfin, Blondieau ! Joue !! Quel rapport avec *ḱleu-entendre”?
- Mais... que voilà une excellente question, Monsieur Ucon !

Le mot est telllement proche, étymologiquement, du germanique *hlusēn-entendre”, que l'on pense qu'il aurait, à l'origine, tout simplement désigné la joue, cette zone précisément en avant de... l'oreille.
(Du moins, avant qu'un Viking ne vienne vous séparer les joues de vos oreilles, bien  sûr.)
oreille - joue.
Encore une fois ? Montre avec le doigt.
- oreille - joue
- Oui, bravo !


Tous les mots qui en dériveront font, analogiquement, référence à la forme de la joue.
anal !
- ana-logi-que-ment.
anal !
- bon, pas grave, laissez tomber. Mais c'est bien quand même.


Du germanique *hleuza-, joue”, seront issus...
- sssu, tissu
- oui, bravo ! Et sans baver, maintenant ?

 

  • le vieil anglais hlēorjoue” - mais aussi visage” - que l'on retrouve d'ailleurs dans le composé hleorberg, désignant littéralement le protège-joue de ces fantastiques casques anglo-saxons,

vieil anglais hlēor dont descendra le moyen anglais leor, ler, lere (de même sens)
    • d'où le substantif anglais (vachement obsolète) leerjoue”visage”, ou même, par métonymie, contenance”, complexion”, peau”....
  • le - aaaah - vieux saxon hlior, hleor, joue”,
  • le - soyons fous - moyen néerlandais lier, joue, machoire”,
ou encore
  • le - oui oui ouiiiii! - vieux norois hlýr, joue”, avant d'un navire”, joue d'une hache”,
    • dont descendra notamment... l'islandais hlýr (de même(s) sens).


Pour résumer (plus prémâché que ça, ce ne serait plus de la vulgarisation, mais de la vulgarité) :

**********

racine proto-indo-européenne *ḱleu-entendre”
forme étendue *ḱleus-ó-
proto-germanique *hleuza-joue”
vieux norois hlýr, joue”, avant d'un navire”, joue d'une hache”
islandais hlýr (de même(s) sens)

**********



Eh oui, notre FRAAANÇAIS Louis, notre FRAAAANÇAIS Clovis,


le prénom Ludwig, les anglais listen ou loud, l'allemand littéraire Leumundréputation...”, le vieil anglais hlēorjoue, visage”, l'islandais hlýr, joue”, avant d'un navire”, joue d'une hache”...

TOUS sont des cousins proches ; TOUS proviennent (en tout ou en partie) d'une seule et même racine indo-européenne toute mimi.

Je crois que même Nabilla pourrait comprendre ça.
Enfin, là, je m'avance peut-être un peu trop...



Allez, on se retrouve dans une semaine, pour la suite des trépidantes aventures de l'ébouriffante... *ḱleu-entendre”.

Oui, à 1:12, "ébouriffée"
Je vous avoue humblement que pour moi,
c'est ce "ébouriffée" prosodiquement chargé qui fait tout le charme de cette chanson


D'ici là, protégez-vous, prenez soin de vous et de vos proches, 
Portez-vous bien.




Frédéric

Dernière minute :
(ben ouais, quand je suis en congé, mes articles sont faits un peu à l'avance...)


"White MCA"
Village People
 version suprémacisme blanc au Capitole.


Au moins, les Woke et autres allumés de la mouvance Cancel Culture n'ont pas pris les armes pour envahir le Saint des Saints de la Démocratie américaine, eux.

Ça remet les choses en perspective, non ?
(et me fait de même reconsidérer ces "virulentes attaques" contre un de mes articles !)

VIVE LA DÉMOCRATIE


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Attention,
ne vous laissez pas abuser par son nom :
on peut lire le dimanche indo-européen
CHAQUE JOUR de la semaine.
(Mais de toute façon,
avec le dimanche indo-européen,
c’est TOUS LES JOURS dimanche…)
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Et pour nous quitter en beauté...

Joue contre joue,

ou plutôt Cheek to Cheek,

cette délicieuse chanson écrite par Irving Berlin en 1935 pour la comédie musicale Top Hat, où Fred Astaire la susurre à l'oreille de Ginger Rogers avant que ça ne vire à un infâme numéro de claquettes de se lancer dans un merveilleux numéro de claquettes, endiablé.




(vous ai-je déjà dit que, d'une façon générale, je n'appréciais pas particulièrement les comédies musicales,


et encore moins les claquettes ?)




And no singing! intervenait d'ailleurs le roi - Michael Palin - dès que son fils le prince Herbert - le regretté Terry Jones - faisait mine de vouloir chanter,
dans Monty Python and the Holy Grail) -,


Voici donc ce Cheek to Cheek,

revisité ici, en mode jazz, par la grande

Diana Krall,

accompagnée de musiciens époustouflants...

(et si vous n'êtes pas sensible au Jazz,
au moins regardez-les s'amuser entre eux ; leur plaisir et leur complicité fait du bien à l'âme)



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