- Paraît chaque dimanche à 8 heures tapantes, méridien de Paris -

dimanche 11 août 2019

Jane Austen au concours Lépine (comprend qui peut)







“ Il n'est réplique si piquante que le mépris silencieux. ”

Essais (1580),

Montaigne
Michel Eyquem de Montaigne,
 28 février 1533 - 13 septembre 1592















Bonjour à toutes et tous !



Le dimanche indo-européen est en vacances... Mais comme chaque année, vous le savez, si lui est en vacances, moi je continue, mais bon, à un rythme plus, disons, adapté...







La racine indo-européenne *h₂eḱ-, “piquant, acéré” ?

Mais enfin !?


Elle est à l'origine, 
via le latin ācer, ācris“, aigu, pointu...”,
de notre français aigre.

*h₂eḱ-, “piquant, acéré”
⇓
forme *h₂eḱ-ro-, “acéré”
⇓
proto-italique *akri-
⇓
latin ācer, ācris“, aigu, pointu...”


Français aigre, au demeurant emprunté par des jaloux, pour donner le néerlandais azijn et l'anglais eager...
On ne prend pas les mouches avec du vinaigre


Via sa variante *h₂óḱ-r-i-, “arête acérée”, *h₂eḱ-ro-, “acéré”, a donné le latin dialectal ocris, “montagne escarpée”, l'un des termes du composé latin mediocris.
“Le propre de la médiocrité est de se croire supérieur.” - La Rochefoucauld


Mais *h₂eḱ-ro-, “acéré” nous a également légué les grecs anciens ὄκρις, ókris, “pointe, arête acérée, proéminence, rugosité...”, et ἄκρος, ákros, “pointu, aiguisé”, “à la pointe”, d'où “à la limite”, “extrême” ...


On aurait pu en rester là, franchement, non ?...





Mais ... l'inlassable *h₂eḱ-ro-, “acéré” est également particulièrement présente dans le groupe balto-slave, avec l'étymon 
*aśros-, “coupant”...

*h₂eḱ-, “piquant, acéré”
⇓
forme *h₂eḱ-ro-, “acéré”
⇓
proto-balto-slave *aśros-, “coupant” 
⇓
proto-balte *aštrus- et proto-slave *ostrъ-, “coupant” 







De là, par exemple, le lituanien aštrùs, “coupant”, ou le letton
- mais l'est-on VRAIMENT ? -
ass, de même sens, le russe о́стрый, +/- “óstreuil”, “pointu, acéré, fin, critique, piquant...”, ou carrément le serbo-croate öštar, “acéré...”.
Même s'il n'était guère épais, Tolstoï ne manquait pas d'esprit


Aujourd'hui, et comme promis la semaine dernière, nous poursuivrons les aventures de la jolie et athlétique *h₂eḱ-, “piquant, acéré” dans l'impitoyable monde balto-slave...


Et alors, ça ne vous arrive pas, à vous, de fantasmer ??

Car voilà, nous ne lui devons pas qu'un étymon balto-slave, à la séduisante *h₂eḱ-... 

Eh non !

Il est probable que nous lui devions aussi le proto-balto-slave... *akstis-, de qui découleront, d'une part,
  • le proto-balte *akstis,
et de l'autre,
  • le proto-slave *ôstь-.

Ce qu'ils désignaient ? 

Bah, au vu de leurs dérivés, nous pourrions facilement leur attribuer le sens de pique, de lance, de bâton pointu ; dans tous les cas, ils désignaient “quelque chose de long et de pointu”.


*h₂eḱ-, “piquant, acéré”
⇓
proto-balto-slave *akstis-, “pique, lance...” 
⇓
proto-balte *akstis- et proto-slave *ôstь-, “pique, lance...” 






Ainsi, c'est à l'étymon balte *akstis- que nous devons le lituanien akstìs, “épine, piqûre...”.

Et c'est tout autant à ce proto-balte*akstis- que nous devons le letton
(mais l'est-on vraiment ?)
aksts, “épine, pointe acérée...”.


*h₂eḱ-, “piquant, acéré”
⇓
proto-balto-slave *akstis-, “pique, lance...” 
⇓
proto-balte *akstis-, “pique, lance...”
⇓
lituanien akstìs, “épine, piqûre...”, letton aksts, “épine, pointe acérée...”



heure de pointe à Riga


Quant au proto-slave *ôstь-, il nous a notamment donné,
dans les langues slaves orientales,
  • le russe ость, ost', en botanique “arête, barbe”,
dans les langues slaves occidentales,
  • le slovaque ost, “arête, épine ...”,
  • le polonais ość, de même sens,
et
dans les langues slaves méridionales,
  • le serbo-croate ȍsti, “harpon”,
  • le tchakavien ȍsti, “harpon”,
 ou encore
  • le slovène ǫ̂st, “pointe acérée, arête, harpon”.
la piquante Géorgienne Khatia Buniatishvili
Non, elle n'est pas Slovène, et alors ??


*h₂eḱ-, “piquant, acéré”
⇓
proto-balto-slave *akstis-, “pique, lance...” 
⇓
proto-slave *ôstь--, “pique, lance...”
⇓
russe ость, ost', “arête, barbe”, slovène ǫ̂st, “pointe acérée, arête, harpon”


Bon, je ne veux pas faire de mon nez, mais il y a encore autre chose que nous devons au proto-balto-slave *akstis-, “pique, lance...”...

Car nous lui connaissons un dérivé en *-no, oui, un autre étymon balto-slave, *akstinos-.

De *akstinos- dérivent - vous commencez à en avoir l'habitude - deux étymons, l'un balte et l'autre... slave - OUIII, bravo ! -:

  • le proto-balte *akstinas-
et
  • le proto-slave *ôstьnъ-,
tous deux au sens, sans trop se mouiller, de quéqchos' de pointu.



*h₂eḱ-, “piquant, acéré”
⇓
proto-balto-slave *akstis-, “pique, lance...” 
⇓
dérivation en *-no-
⇓
proto-balto-slave *akstinos-, “pointe acérée, quelque chose de pointu”
⇓
proto-balte *akstinas- et proto-slave *ôstьnъ-, “pointe acérée, quelque chose de pointu”




Au proto-balte *akstinas-, nous devrons le lituanien ākstinas, “bâton pointu pour diriger le bétail”.




Et c'est toujours ce proto-balte *akstinas- que nous devons remercier pour le letton
- mais, admettons-le, l'est-on vraiment ? -
akstins, “épine”.



*h₂eḱ-, “piquant, acéré”
⇓
proto-balto-slave *akstis-, “pique, lance...” 
⇓
dérivation en *-no-
⇓
proto-balto-slave *akstinos-, “pointe acérée, quelque chose de pointu”
⇓
proto-balte *akstinas-, “pointe acérée, quelque chose de pointu”
⇓
lituanien ākstinas, “bâton pointu pour diriger le bétail”, letton akstins, “épine”

Aubépine lettone


Enfin, du proto-slave *ôstьnъ- seront notamment issus...
  • le - Ouiiiiiiiiiii !!! - vieux slavon d'église ôstьnъ-, “pointe acérée”,

puis, dans les langues slaves orientales,
  • le russe dialectal ostén, “épine, pointe...”,

dans les langues slaves occidentales,
  • le tchèque osten, “pointe, penne...”,
  • le polonais oścień, “harpon”,

dans les langues méridionales,
  • le serbo-croate òstan, “bâton pointu pour diriger le bétail”,
  • le slovène ǫ́stən, “épine, pointe...”,
ou - soyons fous -
  • le bulgare ostén, avec un sens identique aux lituanien ākstinas et serbo-croate òstan, “bâton pointu pour diriger le bétail”.

il y a bien aussi Jane Austen et ses piques...



*h₂eḱ-, “piquant, acéré”
⇓
proto-balto-slave *akstis-, “pique, lance...” 
⇓
dérivation en *-no-
⇓
proto-balto-slave *akstinos-, “pointe acérée, quelque chose de pointu”
⇓
proto-slave *ôstьnъ-, “pointe acérée, quelque chose de pointu”
⇓
vieux slavon d'église ôstьnъ-, “pointe acérée”, tchèque osten, “pointe, penne...”, slovène ǫ́stən, “épine, pointe...” ...


Non mais, êtes-vous bien conscients de ce que vous venez de lire ?

Vous rendez-vous bien compte que ...

  • nos français aigre et médiocre - du moins pour sa deuxième partie -,
  • les grecs anciens ὄκρις, ókris et ἄκρος, ákros,
  • le lituanien ākstinas,“bâton pointu pour diriger le bétail”,
  • le letton (mais - pardonnez-moi de poser la question - l'est-on vraiment ?) ass, “coupant”,
  • le russe ость, ost', “arête, barbe”,
  • le tchèque osten, “pointe, penne...”,
  • et même le bulgare ostén...

...i' sont tous cousins !?



Les cousins, Claude Chabrol, 1959

De superbes cognats.


Ils descendent absolument TOUS de la même racine indo-européenne, 
la sémillante *h₂eḱ-, “piquant, acéré” ??


- Mais mais... Mais c'est dingue, ça !?
- Mais oui, je sais. Allons, allons, vous verrez, on finit par s'y faire.

Merci qui ? Mais... l'indo-européen, pardi !


À dimanche prochain ?







Frédéric


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Attention,
ne vous laissez pas abuser par son nom:
on peut lire le dimanche indo-européen
CHAQUE JOUR de la semaine.
(Mais de toute façon,
avec le dimanche indo-européen,
c’est TOUS LES JOURS dimanche…)
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Et pour nous quitter,

Non pas une, mais deux Buniatishvili !


Khatia et sa soeur Gvantsa nous interprètent ici

la danse slave n° 2,

tirée de l'opus 72, de Dvorak,

une dumka ukrainienne, Allegretto grazioso

(grazioso, c'est peut-être un peu trop facile pour Khatia et Gvantsa)



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article suivant: Comme un coursier indompté hérisse ses crins...

dimanche 4 août 2019

Même s'il n'était guère épais, Tolstoï ne manquait pas d'esprit






“Ничего не было дурного или неуместного в том, что они говорили, всё было остроумно и могло бы быть смешно; но чего-то, того самого, что составляет соль веселья, не только не было, но они и не знали, что оно бывает.”

Л. Н. Толстой, Война и мир, 1867

“(Cependant) il ne se disait rien de répréhensible, rien de déplacé, mais les saillies spirituelles et plaisantes manquaient de ce tour délicat qu'ils semblaient ne pas même soupçonner, et qui est le vrai sel de la gaité.”

Léon Tolstoï, Guerre et Paix,
traduction par Irène Paskévitch, 1901


Lev Nikolaïevitch Tolstoï (Лев Никола́евич Толсто́й),
1828 - 1910





















Bonjour à toutes et tous, 


Avant tout, un petit rappel...


Nous étions en train de découvrir, 
émerveillés,

la racine indo-européenne ...

*ueh1-i-, “tisser, tresser...”,




avec ses dérivés en sanskrit, en avestique, en perse, en hittite, en arménien,
“La saison venue, la chenille tisse un cocon autour d’elle-même et elle devient cacahuète.” - Cavanna


puis son dérivé latin vieō, “courber, tresser, lier, attacher...”,
Partir en vrille au-dessus du Viminalis ? Le fait d'un pilote linguiste.

et ensuite vitta, dérivé de vieō, et à l'origine, notamment, de notre ... vétille,
fi, ce ne sont là que broutilles, bagatelles, de simples détails !

pour en arriver au latin vīnum, qui nous a donné notre vin.
un Gini plutôt que du vin ?? Vous ne seriez pas Arménien, vous, par hasard ?


De là, nous passions au composé latin vīndēmia, “vendange”.
les vents d’anges ne sont pas qu’affaires de culs bénis


Quitte à nous intéresser à des mots composés où l'un des termes provenait de *ueh1-i-, nous étions alors partis sur le composé ancien français ... vinaigre. 
du vin au vinaigre...


bah, pourquoi pas ?


C'est là que
stupéfaits, 

nous prenions conscience de la richesse des dérivés de la racine indo-européenne h₂eḱ-, “piquant, acéré”, à l'origine, via le latin ācer, ācris“, aigu, pointu...”, de notre français aigre.


h₂eḱ-, “piquant, acéré”
⇓
forme *h₂eḱ-ro-, “acéré”
⇓
proto-italique *akri-
⇓
latin ācer, ācris“, aigu, pointu...”



Toujours dans la même veine, nous passâmes la semaine qui suivit à examiner deux jolis emprunts au français, le néerlandais azijn et l'anglais eager, ainsi que le faux ami espagnol aceite.
On ne prend pas les mouches avec du vinaigre

Enfin, nous restâmes encore un peu sur *h₂eḱ-ro-, “acéré”, pour retrouver un autre de ses dérivés
- précisément par la forme *h₂óḱ-r-i-, “arête acérée” -,
le latin dialectal ocris, “montagne escarpée”, l'un des termes du composé latin mediocris.
“Le propre de la médiocrité est de se croire supérieur.” - La Rochefoucauld


Petite gâterie, nous nous étions permis, dans le feu de l'action, de recenser quelques autres dérivés indo-européens de cette forme *h₂óḱ-r-i-, dans les langues celtiques, en sanskrit, et en grec ancien.


Ouuuuuf !






En ce premier dimanche d'août 2019, je vous propose de continuer, comme promis, à passer en revue la descendance de cette racine indo-européenne si prolifique,


*h₂eḱ-, “piquant, acéré”.


Il va sans dire
- mais ça ira encore mieux en le disant, comme renchérira le beauf de service -,
je me fie ici, encore et toujours, aux précieuses analyses que me donnent les superbes ouvrages du Indo-European Etymological Dictionary, de l'Université de Leiden.





En enrichissant d'autant notre vocabulaire indo-européen, nous avons appris que nous pouvions reconstruire sur notre *h₂eḱ-, “piquant, acéré” une forme dérivée *h₂eḱ-ro-, “acéré”.


Oui ? Toujours d'accord ?
Si vous répondez oui uniquement pour me faire plaisir, mais qu'en réalité vous pensez “non”, relisez du vin au vinaigre..., ou “Le propre de la médiocrité est de se croire supérieur.” - La Rochefoucauld...

Eh bien, reprenons de là, de *h₂eḱ-ro- !

Car si nous avons notamment mentionné au nombre de ses dérivés ...

  • le latin ācer, ācris, “aigu, pointu...”,
  • le latin dialectal ocris ou encore 
  • le grec ancien ὄκρις, ókris, “pointe, arête acérée, proéminence, rugosité...”,
sachez qu'en grec ancien, nous retrouverons également... ἄκρος, ákros, “pointu, aiguisé”, “à la pointe”, d'où “à la limite”, “extrême” ...


Ouais ouais... d'accord, d'accord, les rares esprits chagrins parmi vous me rétorqueront qu'il n'y a pas que le latin et le grec ancien dans la vie.

Mwouais. 
C'est un peu vrai, finalement.
Il y a aussi PLEIN d'autres langues indo-européennes qui ne demandent qu'à s'exprimer ici...

Comme celles du groupe balto-slave, que j'avais un peu mises de côté, dernièrement...


(source)


Nous y nous retrouvons, construit précisément sur *h₂eḱ-ro-, “acéré”, l'étymon
(oui, balto-slave, désolé de vous réveiller)
*aśros-, “coupant”, adjectif de son état.

Étymon que nous retrouverons tant dans les langues ...b ... b...altes, oui !, que ... sl...slaves, bravo !


Ainsi, c'est de *aśros-, “coupant” que seront issus, 
d'un côté,
  • l'étymon balte *aštrus-, “coupant”
et de l'autre,  
  • l'étymon slave *ostrъ-, toujours “coupant”.


Je reprends, peut-être ? 

h₂eḱ-, “piquant, acéré”
⇓
forme *h₂eḱ-ro-, “acéré”
⇓
proto-balto-slave *aśros-, “coupant” 
⇓
proto-balte *aštrus- et proto-slave *ostrъ-, “coupant” 



l'ours brun de Sibérie a des griffes coupantes


Dans les langues baltes
-ouiii, c'est ça, maintenant nous nous intéressons à l'étymon balte *aštrus, “coupant”, bien ! -,
*aśros-, via *aštrus-, donc, nous a légué...

  • le lituanien aštrùs, “coupant”, ainsi que
  • le letton (mais l'est-on VRAIMENT ???) ass, de même sens (je veux dire “coupant”).



petites coupures lettonnes
(avant le passage à l'euro)


c'est sur quoi vous tombez quand vous faites
une recherche d'images sur l'anglais "latvian ass"


Dans les langues slaves, cette fois, *aśros-, via *ostrъ-, nous a notamment légué...
le - OUI OUI OUIIII !! - vieux slavon d'église остръ, ostrъ, “coupant, rude”.


un vieux slavon d'église
beaucoup d'entre eux faisaient peur aux enfants


Oh, dans la grande famille des langues slaves, *ostrъ- a essaimé un peu partout, comme par exemple... 

  • dans le sous-groupe des langues slaves orientales, avec...
  • le russe о́стрый, +/- “óstreuil”, “pointu, acéré, fin, critique, piquant...”,
  • dans celui des langues slaves occidentales, avec ...
  • le tchèque ostrý, 
  • le slovaque ostrý, 
  • le polonais ostry ou 
  • le haut-sorabe wótry - en bas-sorabe, c'est wótšy, hein -

  • et dans celui des langues slaves méridionales, avec ...
  • le serbo-croate öštar, 
  • le tchakavien - le tchakavien est un des trois dialectes du croate, parlé notamment en Istrie - öštār,
  • le slovène ǫ́stər ou enfin - soyons fous - 
  • le bulgare óstặr, 
tous signifiant, sans trop de surprise, “acéré...”.



(Même si OSTAR, c'est aussi l'acronyme de Original Single-handed Transatlantic Race, la toute première course transatlantique)
Ostar et Twostar sont en bateau...




Je me permettrai de retenir l'adjectif russe остроумный, +/- "astraoumneuil", construit évidemment sur о́стрый, et s'employant pour désigner ce qui est “piquant, saillant, spirituel, verveux, plein d'esprit, plein de sel...”.

Eh oui, Tolstoï l'employait à bon escient ; en eussiez-vous jamais douté ?...






Chères lectrices, chers lecteurs, 

Merci de me lire, merci de votre fidélité, merci de vos commentaires.

Je vous souhaite un EXCELLENT dimanche, et une très heureuse semaine !

Dimanche prochain, suite des aventures de h₂eḱ-, “piquant, acéré” dans le monde balto-slave...

À ... dimanche prochain ?







Frédéric


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Attention,
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CHAQUE JOUR de la semaine.
(Mais de toute façon,
avec le dimanche indo-européen,
c’est TOUS LES JOURS dimanche…)
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Et pour nous quitter,

la fascinante Khatia Buniatishvili revisite Tchaïkovski.


Voici, dans une version incroyablement fougueuse mais tellement inspirée,

la troisième (et dernière) partie du

Concerto pour piano N° 1 en si bémol mineur, op. 23,

de Piotr Ilitch Tchaïkovski,

"Allegro con fuoco"
('faut pas lui dire deux fois, à la belle Géorgienne)




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